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Traces

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TRACES

Yole Devaux & Emmanuel Kervyn

 

Vernissage le jeudi 22 janvier 2026, 18 h – 21 h

Exposition les samedis et dimanches

24 janvier – 01 février 2026, 14 h – 18 h

 

Nous sommes heureux de vous présenter l’exposition « Traces », un duo avec Yole Devaux et Emmanuel Kervyn, en ce début d’année 2026. Les artistes, de deux disciplines différentes, présentent des œuvres murales et sculpturales où la matière vient se heurter à la forme. Contrastant l’art textile et la sculpture, l’exposition met en avant technicité, recherche, et traces – empreintes – de processus et d’approfondissement de la discipline via une poésie des volumes, de la répétition et de la justesse.

 

 

YOLE DEVAUX

 

« Pour moi, une tapisserie est comme la mémoire d’un instant, l’empreinte d’un lieu, d’une rencontre. Mémoire… souvenir… bonheur d’un moment partagé mais parfois aussi absence et tristesse. »

 

Yole Devaux présente son travail textile, notamment ses incroyables dentelles conçues pour l’exposition « Re-Born-em » à l'abbaye de Bornem en 2025, et présentées pour la première fois en galerie. Plus de mille heures de travail, ces deux œuvres sont inspirées par les jardins de l’abbaye, et particulièrement les plans architecturaux et vues aériennes des extérieurs. Avec des couleurs vives aux teintes rose poudrée et vert bucolique, ainsi que ces designs graphiques, l’artiste offre une fraicheur et une modernité franche à cette pratique aux origines locales.

 

Les tapisseries sont les œuvres signatures de l’artiste qui pratique et enseigne la discipline depuis ses débuts artistiques. Yole Devaux est spécialiste et façonne la tapisserie avec étude et expérimentation, elle créer des gradients magnifiques et compose des œuvres inspirées de nature et de paysages, des motifs médiévaux et d’histoire, des jardins, de poésie et d’un florilège de tous les arts. Ses tapisseries se construisent lentement, méthodologiquement, un rythme qui invite à l’appréciation du temps, des matériaux, des compositions et des formes qui ont pris vie avec tant de précision et de soin. Les œuvres sont impressionnantes, mais sont aussi mélodiques et regorgent de cœur et de poésie, elles font voyager dans le temps et à travers des paysages de toutes saisons.

 

Dans sa série de « Palimpsestes », Yole expérimente avec l’art du papier artisanal. Elle plonge ses tissages dans la pâte pour créer de nouvelles feuilles. Telles des partitions, ses œuvres sont riches de matière mais aussi en évocations. Artefacts, hommage à la mémoire et a temps, la matérialité vient dessiner un récit lyrique. Elle écrit : « Entrelacs des fils de trame et des fils de chaine… mini textile sur lequel vient s’imprimer une écriture qui s’estompe, se cache dans le papier à la cuve… Tissage de bandes de papier imprimés, porteuses de signes… Une fois encore le papier recouvre, cache et laisse entrevoir.

Les couches se superposent, s’additionnent, se cachent, se voilent, se dévoilent… La broderie, l’impression s’ajoutent et créent un autre sens, une autre écriture, une autre musique. Mémoires cachées et retrouvées… palimpsestes »

 

 

EMMANUEL KERVYN

 

Emmanuel Kervyn travaille et sculpte la forme. En commençant par des matériaux purs, le bloc de papier standardisé, le carton d’emballage, les bandes de PVC, le plâtre de bâtiment, il manie le medium en suivant des contraintes précises. Ce sont elles qui donnent une direction première à son travail. Telle une recette, un chemin à suivre, une intention, ces contraintes sont clés pour délimiter la forme et son essence, mais aussi pour initier des attentions plus philosophiques liées à la recherche de l’essentiel, ainsi qu’un jeu et une finesse de la plastique et de l’environnement qui l’entoure.

 

Les essais et l’expérimentation construisent ensuite l’œuvre couche par couche, ou configuration par configuration. L’artiste - relieur de formation - est familier avec le travail précis et méthodologique. La répétition donne un rythme, un refrain au geste. Que ce soient des répétitions dans la composition elle-même ou dans le montage des sculptures, cette pratique méditative alimente sa recherche. Se mutant en écriture, chaque trait ou entaille, chaque strate ou tige, construit une phrase. En déjouant le langage, l’artiste crée son propre alphabet rythmique et visuel.

 

Écrasement ou légèreté, entassement ou découpage, dimensions ou aplats, les formes créées par Emmanuel Kervyn encadrent l’espace. Littéralement quand elles servent de cadres, en redirigeant l’attention, en mise en évidence ou en mise en abyme. Mais aussi en recadrant la matière. En redessinant les formes standardisées. Il y recherche l’équilibre, l’élégance, le jeu des forces, ou une conversation entre le contexte de la sculpture et celle-ci (le sol, le vent, la lumière). Ses sculptures et installations vont droit au but, elles offrent une sobriété et justesse, avec esprit et poésie.

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