top of page
Caufriez & Kruczynski.jpg

FRÉDÉRIC KRUCZYNSKI & JEAN-PHILIPPE CAUFRIEZ

 

Vernissage le jeudi 19 mars 2026, 18 h – 21 h

Exposition les samedis et dimanches

21– 29 mars 2026, 14 h – 18 h

 

 

Nous nous réjouissons de vous présenter notre exposition de mars : un duo show avec Frédéric Kruczynski, que nous avions exposé aux débuts de la galerie en 2021, et Jean-Philippe Caufriez. C’est la deuxième fois que les artistes exposent ensemble ; bien que leur travail soit différent aux premiers abords, un dialogue s’est dessiné entre leurs univers leur permettant de réaliser des mises-en-scènes et de tisser des liens au-delà du medium ou de l’esthétique. Leur recherche vise l’essentiel, les formes et les représentations pures, une narration toute en profondeur. On retrouve ces observations infinies dans leurs carnets, exposés côte à côte pour l’occasion.

 

FRÉDÉRIC KRUCZYNSKI

 

Frédéric Kruczynski est sculpteur, il donne vie à des œuvres en bronze, souvent de petits formats reconnaissables grâce à sa patte bien à lui : des personnages en action, lents et mesurés, silencieux mais résolus. Ces personnages sont symboliques et non individuels – ils représentent des gestes, des actes… souvent des évocations à l’équilibre et à l’essentiel. Il y a celui qui tient une lourde branche, avec un nid perché entre ses pousses. Celui qui se balance sur sa chaise, dangereusement. Celui qui va sauter. Il y a aussi beaucoup d’animaux. Des chiens, symboles de loyauté, des oiseaux (ailes et nids inclus), symboles de liberté. C’est une ronde entière qui créer un monde riche et chargé d’imagerie.


Frédéric Kruczynski bascule les charges : de fines tiges dansent sur des bases lourdes, un personnage en boule grimpe une pente élancée, parfois les objets sont démesurés… Les notions de délicatesse, de finesse, de fragilité, de poids, de hiérarchie, de force sont recherchées et mises en avant dans des narrations aux consonnances allégoriques.


L’aspect brut des sculptures rappelle la nature, la matière primaire. Mais la finesse avec laquelle l’artiste modèle, jusque dans de minuscules détails, la cire pour confectionner ses personnages est impressionnante. Ses sculptures sont pour la majorité des œuvres originales ; bien que coulées en bronze, l’artiste choisit de faire des pièces uniques et non des séries. Une fois l’œuvre formée, elle est fondue pour laisser place au métal. Chaque personnage est donc unique, lui donnant une solennité et une identité malgré son anonymat.


« Un rameur », « L’homme assis » ou encore « Petit personnage à la tour », comme des artisans, ils se désignent et existent par leur geste. Ces acteurs font allusion à des paraboles, des notions, des comportements et des traits – mais au-delà de l’homme, c’est l’émotion et le ressenti qui prônent dans le travail de Frédéric Kruczynski, dans une poésie liée plus largement aux complexités et curiosités de la condition humaine.

 

 

JEAN-PHILIPPE CAUFRIEZ

 

Jean-Philippe Caufriez peint avec le même bleu depuis toujours, il applique la teinte indigo avec un pinceau aux poils de loup ou d’ours. Ce pinceau de calligraphie chinoise, dit kanji, élance l’impulsion de la main. Ses outils sont bruts et invitent la nature dans son travail. De plus, l’artiste, architecte de métier, s’intéresse aux géométries parfaites. Le cercle, étant la forme la plus absolue, se retrouve continuellement dans les visuels de son œuvre. Tous ces éléments – le bleu, le pinceau kanji, la géométrie – fusionnent pour donner vie à des œuvres spontanées, chorégraphiées par le mouvement, emplies de notions métaphysiques et philosophiques, qui font écho à nos profondeurs au-delà de la figuration.

 

L’artiste s’inspire des œuvres primitives, jusqu’aux dessins pariétaux des grottes préhistoriques, ainsi qu’aux effigies sacrées des aborigènes. Les éléments bruts, fondamentaux, de ces traces sont clés dans son travail. Ôter l’intellectualisation de l’œuvre, retrouver le primordial : la forme et le geste, la perfection dessinée par la nature… Dans sa démarche de peintre mais également de sculpteur, l’artiste vise le sacré.

 

Jean-Philippe Caufriez célèbre la matière en mettant l’encre et le papier à l’honneur. Il laisse la couleur s’exprimer, pénétrer ou non le papier, glisser et dessiner ses propres chemins. De cette manière, il valorise l’instant présent et traduit une intention pure. Cette démarche devient presque rituelle pour l’artiste ; son travail se dévoile dans de grandes séries. Les moments de création prennent une dimension magique, liée aux mystères et à l’alchimie, transcendant la réalisation pour laisser place aux aléas et à l’idéal naturel.

 

Il écrit : « L’homme n’a cessé de chercher à tisser un lien, un lien entre lui-même et ce qui le dépasse, entre le monde visible et l’essence divine qui se cache derrière chaque forme, chaque couleur. Dans cet acte de création, l’artiste ne fait rien d’autre que poursuivre cette quête, cette tentative de donner un sens à l’existence, de toucher du doigt le sacré qui réside au cœur de toute chose, et peut être et surtout dans le cœur des hommes. »

bottom of page