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CRÉAHMBXL

Julien Detiege, Willy De Smedt & Michael Mvukani Mpiolani

 

Vernissage jeudi 2 juillet 2026, 18 h à 21 h

Exposition les samedis et dimanches

4 et 5 juillet & 5 et 6 septembre de 14 h à 18 h

 

 

Le CRÉAHMBXL (Création et Handicap Mental) est un laboratoire d’expérimentation artistique qui propose des ateliers d’arts plastiques et d’arts vivants à des personnes en situation de handicap mental.

 

Nous sommes heureux de collaborer une fois de plus avec le CRÉAHMBXL, avec trois artistes :

 

JULIEN DETIEGE

 

Puissant, Julien Detiège monte une œuvre fragile à partir d’un plateau de terre glaise. Car les constructions de colombins qu’il élève sont en équilibre précaire. Régulièrement, des accidents se produisent. Il faut reprendre l’élévation. Figuratives, ces constructions ne représentent pas une architecture labyrinthique, mais les femmes de son entourage. Ces sculptures sont des portraits. Conservant la plupart du temps la teinte ocre de la terre, il arrive qu’elles prennent la délicate couleur blanche de la céramique émaillée. Cette technique, comme le monotype qui lui a inspiré un bestiaire, ne détourne pas Julien Detiège de son art : représenter en trois dimensions les nœuds et les carrefours dont nous sommes tous composés.

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WILLY DE SMEDT

 

Le premier geste : tracer un rectangle. La peinture abstraite de Willy De Smedt s’élabore couche après couche. Durant le processus, les rectangles alignés, tracés à l’acrylique, prennent la couleur. Ensuite, d’autres viennent s’y superposer en décalage. La matière s’accumule. Les nouvelles teintes – cela peut-être du pastel – se fondent aux précédentes. Le rythme des toiles de Willy De Smedt, leur vibration, naît de ces chevauchements. Lorsque l’œuvre s’achève, elle a acquis sa profondeur singulière. L’œil franchit ces portiques dédoublés et s’immerge dans la couleur.

 

MICHAEL MVUKANI MPIOLANI

 

Michaël Mvukani Mpiolani appréhende l’espace comme un tout : arrière comme avant-plans foisonnent de détails. Cette faculté de reproduire systèmes de circulation et paysages avec un réalisme presque photographique est servie par la précision de son dessin en noir et blanc. Quand il entame une image, Michaël Mvukani Mpiolani ne trace pas de lignes de force, ne quadrille pas : il pose l’un de ses feutres sur un coin de la feuille et déploie son tracé à partir de là, sans jamais dévoyer ses perspectives. À l’instar des musiciens possédant l’oreille absolue, il possède, en somme, un œil absolu. Fasciné par les villes tentaculaires, son imaginaire personnel est peuplé de robots, qui se déclinent en version animale ou Transformer.

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